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Focus sur l’entreprise « libérée »

Concept très répandu ces dernières années, l’entreprise libérée désigne une méthode de gestion redéfinissant le rôle du manager au sein de l’entreprise. Mais quels en sont les tenants et aboutissants ?

Des salariés engagés

Fortement lié à la marque employeur, l’engagement d’un salarié est l’attachement affectif qu’il porte à son organisation et à ses objectifs. C’est en cela que consiste la libération d’une entreprise : faire en sorte qu’un maximum de salariés se sentent concernés par les problématiques de l’entreprise et autrement que pour le salaire ou l’espoir d’une promotion.

Selon Isaac Getz, professeur à l’ESCP et auteur de L’entreprise libérée, 11% des salariés sont engagés, 61% sont désengagés et 28% de salariés sont des désengagés actifs. Cette dernière catégorie regroupe les salariés mécontents de leur entreprise et qui le manifestent. Il faut donc faire en sorte que ce pourcentage soit le plus bas possible et là est l’objectif principal de la « libération » d’une entreprise.

Méthode ou philosophie ?

L’entreprise libérée repose sur un concept simple : faire en sorte que les salariés se sentent égaux afin d’instaurer un climat de confiance. Pour cela il est important de mettre en place le rôle du « leader libérateur » qui analyse les forces et les faiblesses de son entreprise avec pour but d’établir un modèle de fonctionnement unique et parfaitement adapté.

Et cela passe par la suppression des niveaux hiérarchiques qui n’apportent aucune valeur ajoutée ou presque. Il faut rappeler que le rôle du manager intermédiaire n’est pas uniquement d’informer et de contrôler, il doit également s’assurer que l’information transmise est comprise et dans certains cas gérer les conflits. Cependant force est de constater que ces tâches peuvent être assumées par le groupe lui-même et que si c’est possible et désiré cette autorégulation s’avère plutôt efficace.

 

Mais est-ce que ça marche ?

Oui … et non ! Il circule sur internet une liste d’entreprises ayant adopté ce système et beaucoup prétendent avoir une croissance à deux chiffres. Il est clair que la philosophie de l’entreprise libérée est attirante, la réduction des coûts qu’elle promet avec la suppression des managers intermédiaires et le développement du capital confiance des salariés est alléchante.

Cependant certains exemples ont prouvé que le système a ses limites. Certains spécialistes craignent de voir une augmentation du nombre de burnouts, notamment dus au fait que les salariés doivent désormais assurer la tâche de manager en plus de leurs missions. En témoigne les nombreux départs de l’entreprise Zappos à l’annonce et à l’issue de sa libération en 2016.

 

Source : Aleteia